La SLN sous l’œil de la province Sud

La province Sud se soucie des pollutions engendrées par la SLN à Doniambo. Pascal Vittori, deuxième vice-président de l’institution, a tenu à rendre compte des travaux de concertation menés par le comité local d’information SLN Doniambo, notamment sur les rejets atmosphériques.

« La province Sud est vigilante sur les nuisances engendrées par l’usine de Doniambo » assure Pascal Vittori. « Notre rôle est de surveiller et de mettre en place des réglementations. » En mars dernier, la province Sud a lancé le comité local d’information SLN Doniambo élargi à l’ensemble des partenaires institutionnels, économiques et de la société civile*. Ce comité a pour objectif de créer un cadre d’échange et d’information sur l’exploitation de l’usine de Doniambo afin de prévenir les risques d’accidents technologiques et d’impacts environnementaux majeurs.

Jeudi 30 août, la seconde réunion du comité a porté sur la qualité de l’air et les rejets de poussières. « Nous avons fait beaucoup de choses et nous ne nous arrêtons pas là » a assuré, Pierre Gugliermina, directeur général adjoint de la SLN. Tableau à l’appui, il a montré le tonnage de poussières émises depuis 1990, passant de 5 269 tonnes à l’époque, à 392 tonnes en 2011. « La SLN investit en moyenne un milliard de francs par an pour l’environnement » a-t-il insisté.

Electro-filtre
Et en 2012, avec l’installation d’un électro-filtre pour un montant de 1,8 milliards de francs, la SLN espère réduire de moitié son émission de poussières. Ce nouvel équipement de filtrage sera implanté entre la phase de séchage et le four, l’endroit le plus propice à la volatilité des poussières. L’électro-filtre devrait entrer en fonction courant 2013. Dans ce même objectif, la SLN compte aussi sur sa nouvelle centrale électrique qui réduira sensiblement ses émanations de poussières. Une troisième réunion du comité portera sur ce sujet avant la fin de l’année.

Face à ces nouvelles infrastructures prometteuses, Pascal Vittori a aussi tenu à souligner le rôle essentiel de Scalair dont les équipements devraient être renforcés pour une meilleure couverture de ses mesures. « Grâce à ses indications, nous pouvons anticiper les retombées en demandant à la SLN de ralentir sa production et de passer à l’énergie électrique » insiste le deuxième vice-président de la Province. « Nous sommes entrés dans une phase de précaution. »
De son côté, le gouvernement travaille à un inventaire des gaz polluants et à la mesure de leur impact. L’objectif est de mieux connaître les émanations avant de rédiger une nouvelle réglementation plus adaptée.

* Le comité local d’information SLN Doniambo comprend : la province Sud, la mairie de Nouméa, le haut-commissariat, les directions de la Nouvelle-Calédonie (DIMENC, DAVAR, DTENC),  ENERCAL, la SLN, les comités de quartier, les associations de la société civile et préservation de l’environnement (EPLP, WWF, Mocamana) ainsi que des coutumiers.

 

Texte: Frédéric Huillet
Photos: Fabrice Wenger