Mes motivations personnelles

 

J’ai commencé par faire de la littérature. Ce qui m’intéresse dans la littérature c’est le monde des idées. Et la politique, c’est mettre en œuvre des idées pour un monde meilleur. C’est ma conception de la politique en tous cas. C’est ce qui m’intéresse aujourd’hui.

En Calédonie plus particulièrement, j’ai vécu à une époque où à part les indépendantistes il n’y avait pas de grand parti d’opposition. Il y avait un parti unique et ça ne me satisfaisait pas du tout. Moi, j’aime la liberté que ce soit la liberté d’expression, la liberté d’opinion…

Et puis après il y a toutes les préoccupations sociales qu’on peut avoir : le bien être de la population, les problèmes d’emploi, de logement et puis il y a aussi tout un volet culturel qui est important. Ce sont également des préoccupations environnementales. C’est un peu tout ça mes préoccupations… améliorer la vie des gens, tout simplement.

Au sein des institutions territoriales ?

On est vraiment là pour construire les choses. Il y avait par exemple une urgence sociale au niveau du logement puisqu’on a 20 000 personnes en attente de logement. On a un taux de chômage très important… beaucoup de personnes sont inactives même si elles ne pointent pas toujours au chômage. On a des inégalités dans la population en Calédonie avec des personnes très riches ou du moins qui vivent très confortablement et d’autres qui vivent dans des cabanes, donc ça c’est forcément une préoccupation puisque ça créé des frustrations et que ça peut engendrer de la révolte et déboucher sur des événements tels qu’on en a connus. De plus, on vit dans un pays composé de plusieurs cultures et communautés qu’il faut faire vivre ensemble, et ça c’est toujours un challenge. Il faut faire en sorte que toutes ces personnes trouvent un chemin commun, des valeurs communes, c’est ça la citoyenneté Calédonienne.

Des erreurs à ne pas répéter ?

Quand on est élu, il faut toujours garder à l’esprit qu’on est au service du public. On n’est pas là pour utiliser l’argent public. Il n’y a pas toujours eu ces habitudes en Calédonie et les gens ont tendance à reproduire les anciens schémas. Les gens ont souvent tendance à vouloir faire plaisir aux élus en leur offrant certains avantages. Il faut savoir refuser. Cela demande de la rigueur morale et de la vigilance. Les maître mots sont intégrité, sincérité, honnêteté, être proche des gens. On est des citoyens comme les autres. On n’est pas un surhomme quand on est élu.