Assises de la sécurité civile 2012

Ces assises s’inscrivent dans le prolongement du colloque sur la sécurité civile organisées en octobre 2010.

Ces instances de partage et de dialogue sont essentielles dans la perspective du transfert effectif de la compétence sécurité civile en 2014. Grâce aux interventions de ces assises comme à celles du colloque passé, les décideurs que nous sommes seront mieux en mesure d’appréhender le difficile sujet de la sécurité civile et ses implications sur les collectivités.

En ce qui concerne la province Sud par sa compétence en environnement, celle-ci se situe en lisière du champ de la sécurité civile. En effet l’action de la province Sud s’inscrit en amont de la crise ou de l’incendie dans le cadre d’actions de prévention et en aval pour la restauration des terrains sinistrés. En revanche la province Sud ne s’inscrit pas dans un dispositif opérationnel de défense civile, elle n’en n’a ni la compétence, ni les pouvoirs de police.

Pour autant, la province Sud est sensible à ce sujet qui touche à la sécurité de ses administrés et des entreprises ou encore à la conservation de ses espaces naturels qui figurent parmi les plus riches et les plus précieux de la planète.

La province Sud est aussi compétente en matière d’installations classées pour l’environnement. On sait, et la catastrophe d’AZF en est un exemple patent, que ces installations à haut risque industriel peuvent être à l’origine d’accidents majeurs impliquant lourdement les dispositifs publics ou privés de secours ou de défense civile. La Province Sud s’est fixée un objectif ambitieux d’amélioration du contrôle et de visites des ICPE en dotant ces services dés 2013 des moyens supplémentaires nécessaires et contribuer ainsi un peu plus à la prévention des risques majeurs, pour nous l’espérons tous, ne jamais vivre ce qui s’est passé à Toulouse.

Malgré ces mesures de prévention, le pire ne peut être totalement exclu et s’il devait arriver, il faudrait dès lors compter sur un service de sécurité civile efficace et opérationnel. Malheureusement aujourd’hui, par un héritage de l’histoire, ce service reste à créer pour être à la hauteur des ambitions et des enjeux de la Nouvelle Calédonie en la matière.

La province Sud restera attentive vis-à-vis de l’exercice de cette compétence par les communes et l’Etat puis par la Nouvelle Calédonie à partir de 2014.

Travaillons donc aujourd’hui, et demain, ensemble, pour proposer aux calédoniens à l’issu du transfert de la compétence, le service public de sécurité civile, moderne, efficace, adapté aux contraintes locales, qu’ils sont en droit d’exiger de notre part.

Je vous remercie.

Pascal Vittori