Cyclone COOK, la Nouvelle-Calédonie n’avait pas besoin de cela.

Le 10 avril 2017, la Nouvelle-Calédonie a été frappée par le cyclone Cook avec des vents qui ont atteints les 200 km en rafales occasionnant de nombreux dégâts par les vents mais également par l’intensité des pluies diluviennes qui se sont abattues.

Il touchait les communes de Houaïlou et Kouaoua pour traverser la Nouvelle-Calédonie et ressortir sur la côte Ouest à Bourail. Il est tombé en moyenne sur l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie entre 100 et 150 mm en 24h avec un record relevé à Thio avec 400 mm en 24h. C’est un véritable déluge qui a touché la zone où le cyclone a traversé et ses environs.

A La Foa, le niveau de la crue a atteint 10m alors qu’en moyenne elle ne dépasse pas les 3m. 7 mètres de plus que la moyenne !

L’agriculture et l’élevage sont lourdement touchés par ce cyclone. Après les papillons piqueurs en 2016, les arboriculteurs sont de nouveau lourdement touchés et seront privés de revenus ; la production d’agrumes ou de bananes étant lourdement touchée pour la saison. Choqués, meurtris, même les fruits encore présents une semaine après le sinistre continueront à tomber pendant des semaines.

Un coup dur pour les serristes également dont les bâches et les infrastructures ont été déchirées, pliées, sans parler de la production fragile qu’elles protégeaient totalement détruite.

Les cultures vivrières n’ont pas non plus été épargnées. Au moment où commence la célébration de l’igname nouvelle, les parcelles ont été inondées, arrachées. Maniocs, bananes et taros ont subis le même sort. Les communes ont également été sévèrement impactées. Les infrastructures n’ont pas été épargnées : routes, réseaux électriques, téléphoniques et d’eau potable. Le vent et l’inondation n’ont rien épargnés sur leur passage. L’église de La Foa a même eu la toiture du clocher, arrachée par la force des vents.

Des habitations ont été détruites sur Païta, Moindou, Kouaoua, Houaïlou et certainement sur d’autres communes. Une famille est également endeuillée à Kouaoua.

Avec les quantités de pluies déversées, les cours d’eau ont repris leur place, entrainant par endroit une érosion qui laissera longtemps les stigmates du passage de Cook.

Les agriculteurs et la brousse en général n’ont pas été épargnés.

Après les différentes crises auxquelles nous devons déjà faire face, la Nouvelle-Calédonie n’avait pas besoin de ce cyclone COOK.

Le Président Pascal Vittori.
Le Vice-Président Wilfrid Weiss.