Calédoniennes, calédoniens,

J’ai l’honneur de vous annoncer que nous sommes Wilfrid Weiss et moi-même candidats aux élections législatives des 11 et 18 juin dans la 2ème circonscription.

La Nouvelle-Calédonie se trouve aujourd’hui dans une situation désastreuse. Nous devons affronter 3 crises majeures : une crise économique, une crise sécuritaire et une crise sur l’avenir institutionnel. Nous n’avons pas connu une situation aussi catastrophique depuis les évènements c’est-à-dire depuis 30 ans.
C’est cette situation de crise qui nous a décidé Wilfrid Weiss et moi-même, mais aussi notre mouvement « Tous calédoniens » à nous porter candidats. Nous avons considéré que ce n’était pas à un moment où la Calédonie était en grave difficulté, à un moment ou les calédoniens avaient besoin que l’on se mobilise pour eux que nous devions nous abstenir.

D’autant que nous avons une expérience à mettre au service des calédoniens. Wilfrid a été premier adjoint de la commune de Koumac il en est maire aujourd’hui, il est également Vice-président de l’Association des Maires de Nouvelle-Calédonie. Moi-même j’ai été membre du gouvernement en charge du budget au moment de la crise internationale de 2008 et nous n’avons pas connu les licenciements de masse que nous connaissons aujourd’hui.

Il y a une responsabilité politique à cette crise économique. C’est vrai au départ, nous avons connu une crise du Nickel. Celle-ci a été mal gérée. Il aurait fallu pour compenser cette crise du nickel s’appuyer, développer, encourager le secteur hors Nickel et rassembler les calédoniens autour de la lutte pour sortir de la crise. Au lieu de cela, on a opposé les rouleurs aux métallurgistes, on a opposé les syndicats aux patrons.

Il y a une responsabilité politique à cette crise sécuritaire parce que la majorité actuelle a trop tardé à agir et à intervenir auprès de l’Etat pour obtenir des renforts de sécurité, pour faire appliquer la loi tout simplement. Depuis des mois une vingtaine d’évadés du « Camp Est » vivait en toute impunité à la tribu de Saint-Louis. On n’a également pas suffisamment incité les communes à se doter de polices municipales.

Il y a une responsabilité politique à cette crise institutionnelle parce que l’on n’a pas cherché à rassurer les calédoniens sur leur avenir. Pour exemple au dernier comité des signataires le chapitre sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie était le plus petit de tout le relevé de conclusions. Il fallait au minimum fixer un calendrier qui annonce clairement aux calédoniens les étapes à venir.

Devant ces constats, il y a urgence à changer de politique. Et il faut le faire dès maintenant, aux élections législatives. Parce que depuis 2002, l’élection législative en Nouvelle-Calédonie est bien plus qu’une simple élection législative. Elle annonce un changement de politique au moment des élections provinciales deux ans après.

En ce début d’année, j’ai le plaisir de vous adresser en pièce jointe ma biographie et celle de Wilfried Weiss ainsi que le projet politique que nous porterons devant les calédoniens au cours des prochains mois. J’espère que ces propositions retiendront votre attention et je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Dans l’attente de vous revoir, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Pascal Vittori